Monde

De grands espoirs dans le G20 et l'APEC pour une solidarité renforcée en période de tempête
Xinhua | Updated: 2022-11-14 11:40:00

Photo montrant le logo du 17e sommet du Groupe des 20 (G20) devant l'Hotel d'Apurva Kempinski, le lieu principal pour l'événement à Bali, en Indonésie, le 12 novembre 2022. (Xinhua/Wang Yiliang) 

Alors que les dirigeants du monde entier se réunissent cette semaine en Asie du Sud-Est pour deux réunions mondiales de premier plan, la communauté internationale attend d'eux qu'ils mettent en commun leur sagesse et redoublent d'efforts pour relever une multitude de défis communs urgents et tracer la voie de la reprise mondiale et du développement commun.

Le 17e sommet du Groupe des 20 (G20) se tiendra de mardi à mercredi sur l'île balnéaire de Bali, en Indonésie. Il sera suivi de la 29e réunion des dirigeants économiques de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) dans la capitale thaïlandaise de Bangkok.

Face à des crises qui se chevauchent, telles que la pandémie actuelle de COVID-19, l'intensification des tensions géopolitiques, la fragilité de l'économie mondiale et l'aggravation des problèmes climatiques, l'élaboration d'un consensus et le renforcement de la coordination entre les pays, en particulier les principales économies du monde, afin de diriger les efforts mondiaux, seront les principaux points focaux des deux réunions. Dans le même temps, il est urgent d'apporter une réponse collective solide, bien organisée et équilibrée au niveau mondial à ces défis.

Comme l'ont observé des experts, pour surmonter les difficultés, les membres du G20 et de l'APEC doivent travailler ensemble pour trouver des solutions efficaces et prendre des mesures conjointes pour faciliter la coopération. Ils espèrent également que la Chine pourra jouer un rôle plus important et plus positif dans la réalisation d'un développement mondial fort, durable, inclusif et équilibré.

Photo prise le 12 novembre 2022 montrant le Centre national de convention Reine Sirikit de Bangkok, en Thaïlande. (Xinhua) 

LA SOLIDARITE PLUS QUE JAMAIS NECESSAIRE

A travers la planète, le nouveau coronavirus continue de se propager tandis que l'économie mondiale s'achemine vers une éventuelle récession profonde. Pire encore, le monde assiste à des tentatives croissantes de former des blocs exclusifs, de réclamer le découplage et d'inciter à la confrontation, ce qui a gravement porté atteinte à la solidarité mondiale et entravé la coopération internationale.

Dans une interview récemment accordée à Xinhua, l'ancien Premier ministre japonais Yukio Hatoyama a indiqué que le monde d'aujourd'hui est confronté à des difficultés sans précédent, et que le sort des pays du monde entier est lié, une crise dans un pays affectant les autres.

En ce moment critique, les membres du G20 et de l'APEC, deux grandes plateformes de coopération économique internationale, doivent saisir l'occasion de ces deux réunions pour aplanir les différences, améliorer la communication, forger un consensus mondial et travailler dans l'unité.

Pour mieux faire face aux défis, ils sont invités à prendre des mesures conjointes pour améliorer la gouvernance mondiale, renforcer la coordination entre eux dans des domaines tels que la lutte contre la pandémie, les politiques macroéconomiques, la facilitation du commerce et des investissements et le changement climatique, et préserver la stabilité du système économique mondial.

Le G20, qui est composé des principales économies industrielles et émergentes du monde et représente plus de 80% du produit intérieur brut mondial, plus de 75% des échanges commerciaux internationaux et environ deux tiers de la population mondiale, doit prendre les commandes et assumer davantage de responsabilités, tout comme il l'a fait après la crise financière de 2008.

"Aujourd'hui, nous avons besoin d'une coopération internationale sur tous ces fronts plus que jamais, mais la coopération internationale fait défaut", a noté Peter Drysdale, directeur du Bureau de recherche économique sur l'Asie de l'Est à l'Université nationale australienne.

Il est d'une grande importance de surmonter les tensions géopolitiques et de travailler ensemble sur des questions clés pour stabiliser l'économie et la politique internationales, a ajouté M. Drysdale.

Vue du Centre international des conventions et des expositions de Nanning, lieu principal de la 18e Exposition Chine-ASEAN et du Sommet des affaires et des investissements Chine-ASEAN à Nanning, capitale de la région autonome Zhuang du Guangxi, dans le sud de la Chine, le 10 septembre 2021. (Xinhua/Zhou Hua)    

LA VOIE DE LA REPRISE TIREE PAR LE DEVELOPPEMENT

En octobre, le président de la Banque mondiale, David Malpass, a averti que l'économie mondiale était "dangereusement proche" d'une récession, car l'inflation reste élevée, les taux d'intérêt augmentent et le fardeau de la dette s'alourdit actuellement dans les pays en développement. Il a indiqué que son organisation avait abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2023 de 3% à 1,9%.

La pandémie de COVID-19 causant toujours des pertes humaines et pesant sur l'économie mondiale, une solution collective aux problèmes mondiaux devrait donner la priorité à la reprise et au développement économiques, notamment au commerce et à l'investissement ouverts, aux financements à l'infrastructure et à l'écologie, selon des observateurs.

Le sommet du G20 de Bali, dont le thème est "la reprise conjointe, la reprise forte", se concentrera sur le renforcement de l'architecture sanitaire mondiale, l'accélération de la transition énergétique durable et la promotion de la transformation numérique. Il vise à remédier à l'écart de développement qui se creuse entre les pays riches et les pays pauvres.

Une telle priorité est également sur la table des économies de l'APEC. L'intégration économique profonde, la réforme structurelle, la cohérence réglementaire et la numérisation sont des domaines clés sur lesquels l'APEC s'est concentrée au fil des ans, ce qui constitue également des aspects positifs pour aider la région à traverser cette période difficile, selon Rebecca Sta Maria, directrice exécutive du secrétariat de l'APEC.

Au cours des dernières décennies, les pays d'Asie-Pacifique ont uni leurs forces pour étendre leur coopération et promouvoir l'intégration régionale, faisant de la région Asie-Pacifique l'économie la plus dynamique et la plus prometteuse du monde. Ils ont établi une plateforme de coopération régionale centrée sur l'ASEAN, lancé le Partenariat économique global régional (RCEP) et travaillent à la réalisation de l'objectif d'une zone de libre-échange de l'Asie-Pacifique.

Entré en vigueur le 1er janvier, le RCEP offre des dividendes de plus en plus importants aux économies membres grâce à des concessions tarifaires et à la facilitation des échanges commerciaux. Selon des données officielles, les échanges commerciaux de la Chine avec les autres membres du RCEP ont atteint environ 1.200 milliards de dollars au cours des huit premiers mois, ce qui représente 30,5% du commerce extérieur total de la Chine.

Depuis son adhésion à l'APEC il y a 31 ans, la Chine s'est résolument engagée en faveur des partenariats régionaux, du libre-échange et de l'investissement, contribuant ainsi de manière significative à un système commercial multilatéral ainsi qu'à une économie mondiale ouverte.

Ky Sereyvath, directeur général de l'Institut d'études chinoises de l'Académie royale du Cambodge, a estimé que la Chine était le stabilisateur des chaînes de valeur mondiales et qu'elle avait toujours partagé les fruits du développement avec le reste du monde. "Elle contribuera de manière importante à accélérer la reprise économique mondiale après la pandémie", a-t-il ajouté.

Photo aérienne du port international de conteneurs Yangpu, dans la zone de développement économique Yangpu, de la province chinoise de Hainan (sud), le 26 mai 2021. (Xinhua/Pu Xiaoxu) 

PERSONNE N'EST LAISSE POUR COMPTE

La pandémie persistante a provoqué de multiples crises dans le monde, notamment dans les pays en développement. Dans un rapport publié en juillet, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture a signalé qu'en 2021, le nombre de personnes souffrant de la faim avait augmenté de 46 millions pour atteindre 828 millions, ce qui éloignerait la communauté internationale de la réalisation des objectifs du programme de développement durable pour 2030.

Dans ce contexte, la communauté mondiale doit travailler en étroite collaboration pour renforcer la coopération dans des domaines tels que la sécurité alimentaire, la réponse et les vaccins contre la COVID-19 et la réduction de la pauvreté, tandis que les pays avancés doivent tenir leurs promesses en matière d'aide au développement dans le but de rendre la croissance mondiale plus équilibrée et inclusive.

Ces dernières années, la Chine a accompli un travail considérable pour stimuler le développement des pays pauvres. Elle a respecté ses engagements en contribuant à l'amélioration des infrastructures dans ces pays, en partageant ses connaissances et ses technologies avec la population locale et en fournissant un soutien contre la pandémie par la fourniture de masques et de vaccins. La Chine a également formulé une série de propositions, telles que l'Initiative la Ceinture et la Route (ICR) et l'Initiative pour le développement mondial, afin de renforcer les partenariats, de promouvoir la connectivité et de faire progresser le développement commun.

Un rapport de la Banque mondiale a montré que l'ICR pourrait contribuer à sortir 7,6 millions de personnes de l'extrême pauvreté et 32 millions de personnes de la pauvreté modérée dans le monde, et à stimuler le commerce de 2,8% à 9,7% pour les pays participants et de 1,7% à 6,2% pour le monde.

Face à des défis variés et complexes, les réunions du G20 et de l'APEC devraient aboutir à des résultats substantiels qui apporteront des avantages tangibles aux pays et régions en développement et moins développés, et contribueront à renforcer la confiance dans la reprise mondiale.

Le ministre indonésien de la Coordination des affaires économiques, Airlangga Hartarto, a annoncé que la présidence du G20 assurée par son pays cette année visait à renforcer le système multilatéral et les partenariats mondiaux efficaces afin de garantir que l'économie mondiale reste ouverte, équitable et mutuellement bénéfique, et que personne ne soit laissé pour compte, en particulier les pauvres et les personnes vulnérables.

"Comme nous l'avons appris des leçons de la pandémie de COVID-19, personne n'est en sécurité tant que tout le monde ne l'est pas", a rappelé Koh King Kee, président du Centre pour la Nouvelle Asie inclusive de Malaisie, un groupe de réflexion malaisien, exhortant le monde développé à aider les pays vulnérables à surmonter leur manque de capacités et à construire les infrastructures nécessaires pour relever les futurs défis sanitaires.

L'Indonésie vise à créer une reprise économique mondiale plus inclusive, notamment en numérisant les petites entreprises, en élargissant l'inclusion financière et en encourageant la coopération en matière d'innovation et de transfert de connaissances et de technologies afin d'accélérer l'accès mondial à des technologies abordables et propres, a dit Bambang Suryono, président du Centre d'études sur l'innovation en Asie, un groupe de réflexion indonésien.

Numéro 13 juillet-septembre 2022
XXe Congrès du Parti communiste chinois
L'Axe central de Beijing, une conception philosophique de l'architecture
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